VIDEO-SURVEILLANCE ET PRÉVENTION
Mis à jour le 6/07/25
VIDEO-SURVEILLANCE ET PRÉVENTION
Mis à jour le 6/07/25
Le pick-up Logan Dacia de la commune retrouvé incendié à côté du Lude en janvier 2025
VIDÉO-NÉGLIGENCE !
En tout début d'année 2025, les ateliers municipaux ont été cambriolés, pour la deuxième fois en trois ans (deux véhicules de service dont 1 pickup Dacia Logan et différents matériels, sans compter d'autres déprédations). Aucune alarme ni vidéo n'était installée.
Pourtant, suite à un premier vol dans ce même atelier et à une tentative d'effraction au Pôle Santé, un projet ambitieux de vidéosurveillance avait été approuvé le 3 février 2023 par le conseil. Il incluait la protection de divers bâtiments communaux (dont l'atelier et le pôle santé) ainsi que des axes routiers. Ceci pour la somme de 31.500 € HT.
Mais deux ans et demi plus tard, au moment du 2ème cambriolage, rien de concret n'avait été fait et la subvention de 14.585 €, accordée par le Fonds Départemental de Solidarité Rurale (mai 2023) était perdue.
II faudra attendre juin 2025 et cette double expérience de cambriolage pour qu'enfin l'atelier soit placé sous alarme.
Nous analysons ce dossier dans le cadre plus général de la prévention des risques et de la sécurisation des bâtiments municipaux.
Thierry ALBERT , mis à jour le 5/07/25
La sécurisation des bâtiments municipaux contre le vol et les actes de vandalisme ou de dégradation est un problème important. L'Indre-et-Loire fait d'ailleurs partie des dix départements français les plus touchés par les actes de cambriolage, avec un taux de 7,5 cambriolages pour 1000 habitants en 2024 (article NR du 27/06/2025). Les bâtiments municipaux sont concernés comme l'habitat privé. Pour lutter contre ce fléau, la mise sous alarme, couplée à la vidéo-surveillance, fait partie des moyens efficaces.
Les réserves de certains sur la vidéosurveillance dans les lieux publics sont légitimes car il ne faut pas d'atteinte à la vie privée. Tout est question de mesure en cette matière et ce sont les règles d'utilisation qui doivent être encadrées. Notamment celles qui concernent le relevé et le visionnage des enregistrements. Ceux-ci doivent être relevés uniquement en cas de délit, ceci conjointement par le maire et un agent des forces de l'ordre. Tous les enregistrements doivent effacés au bout d'un temps prescrit.
Importants également le choix et le nombre des emplacements des caméras en fonction de la taille de la commune et de la nature des endroits sensibles. Ce choix doit faire l'objet d'une concertation tant au sein du conseil qu'auprès des résidents directement concernés.
Dès 2023 : projet d'installation de 26 caméras
A la suite de trois alertes importantes, respectivement place Jehan d'Alluye en 2016 (vol de voiture retrouvée incendiée), puis au Pôle santé (tentative d'effraction) et à l'atelier municipal (vol de petits matériels) en 2022, la municipalité a fort sagement initié une démarche de sécurisation des sites prioritaires.
Le conseil a ainsi approuvé la mise en place de 26 caméras de vidéosurveillance à des endroits sensibles ainsi que sur des axes routiers, dont évidemment les trois sites déjà vandalisés (Extrait PV conseil 3/02/23). L'investissement avait été estimé à 31.500 € HT avec une demande de subvention au Fonds Départemental de Solidarité Rurale (FDSR) (accordée en mai 2023 pour un montant de 14.585 €). Dans le Bulletin municipal 2024, cet investissement figure bien en dépense dans le budget 2023 pour une somme de 37.900 € (somme incluant sans doute la TVA à 20%), ainsi que la subvention indiquée plus haut (Bulletin municipal 2024).
On apprend dans le PV du conseil du 14 avril 23 (délibération 26) que le premier adjoint présente également une demande de subvention complémentaire au FIPDR (Fonds interministériel pour la prévention de la délinquance et de la radicalisation). Cette demande n'a sans doute pas eu de suite car elle n'apparaît nulle part ultérieurement. Par contre le PV du conseil du 26 mai 2023 confirme l'attribution de la subvention du FDSR.
Ce dossier semble ensuite suivi par l'adjoint voirie en liaison avec la société locale de pose d'alarmes et de vidéosurveillance. Puis le dossier semble s'enliser, sans laisser de trace dans les PV de conseil ...
2025: un regrettable accident de plus
Dommage car environ 1an et demi plus tard, lors de la cérémonie des vœux du 19 janvier 2025, la maire apprend aux administrés que l'atelier municipal a été (de nouveau) cambriolé. Elle remercie à cette occasion le maire de St Paterne Racan, présent à cette cérémonie, d'avoir prêté matériels et véhicules.
On en apprend plus sur l'évènement qualifié par la maire de "regrettable incident de vol par effraction " dans le relevé de décision du conseil du 28 janvier 2025. Les dommages sont importants: vol du pickup Logan Dacia, retrouvé brûlé près de Lude; le camion benne vandalisé; multiples matériels volés (souffleurs, tronçonneuses, nettoyeur haute pression, sécateur électrique, groupe électrogène etc...), sans compter le saccage sur les locaux eux-mêmes. Le remplacement du pickup par un véhicule Renault Trafic d'occasion s'élève à 21.834 € et celui du matériel à 7153 € TTC.
Aucune information sur le montant de la prise en charge de l'assurance. Le contrat ne semble pas prévoir le remplacement d'urgence de matériel puisque la maire a fait appel à la communauté de communes pour demander de l'aide. Le président relaie cet appel aux différentes mairies en ces termes (message diffusé aux élus) :
"...Elle a besoin de notre aide par le prêt de matériel le temps que les assurances remboursent un peu (sic) et qu'elle puisse racheter le minimum vital. Merci de votre solidarité "
Finalement, Saint Paterne s'est porté solidaire, en toute logique, et l'on se demande pourquoi le contact avec nos voisins si proches ne s'est pas fait plus naturellement !
L'estimation des dommages n'est évidemment pas complète mais l'absence de curiosité des conseillers ne permet pas d'en savoir plus.
Questions posées
Ce fâcheux incident (sic), comme l'écrit la maire, soulève plusieurs questions à tout citoyen soucieux des deniers publics. Les adjoints et conseillers ne font manifestement pas partie de cette catégorie:
Pourquoi le dossier d'implantation du dispositif a-t-il été abandonné alors que l'adjoint voirie avait déjà commencé le travail et qu'une subvention de 50% environ était obtenue ?
Est-ce le coût trop élevé pour un budget municipal déjà très sollicité ? Si c'est le cas, pourquoi ne l'avoir pas simplement revu à la baisse en priorisant dans un premier temps les lieux les plus sensibles dont fait partie à l'évidence l'atelier municipal ?
Pourquoi n'avoir pas envisagé a minima des dispositifs d'alarme ?
Quelles sont les clauses du contrat d'assurance en matière de sécurisation des locaux ?
Pourquoi ce contrat d'assurance ne prévoit-il pas le prêt d'urgence du matériel volé ou la prise en charge de la location avant renouvellement ?
En définitive quel est le dédommagement de l'assurance et le montant net de la perte ? Cette question est si essentielle que les conseillers n'ont même pas eu la curiosité de la poser en conseil ! On peut l'évaluer à au moins 35.000 €, prélevés sur le budget prévisionnel de l'exercice 2025.
Pourquoi être passé par la Communauté de communes au lieu de s'adresser en premier lieu à Saint Paterne Racan qui, pour des raisons évidentes de proximité, était l'interlocuteur de prédilection ? D'ailleurs Saint Paterne a répondu immédiatement, ce qui illustre la nécessité d'une concertation sur la mutualisation dans l'avenir de certains moyens en matériels et en personnel. Lors des vœux, le maire de Saint Paterne en a exprimé aussi le souhait et nous en faisons une des priorités de notre programme.
On serait prêt à y croire
On pourrait en plaisanter si le sujet n'était pas aussi grave. Mais voici ce qu'on lit dans le mot du Maire du Bulletin municipal 2025 :
"En 2025 nous projetons l'installation d'une vidéo protection pour protéger les bâtiments publics pour lutter contre les vols et le vandalisme"
Puis à l'ordre du jour du Conseil Municipal de juin 2025, on lit:
"Information concernant l'installation de l'alarme aux ateliers municipaux" !
Il est donc possible d'espérer enfin !
Comment ne pas voir là un aveu de négligence de la part non seulement de la maire, du premier adjoint et de l'adjoint en charge de la voirie, mais aussi des conseillers qui votent des délibérations sans se soucier de l'exécution des mesures qu'elles impliquent. Ce dossier illustre la légèreté avec laquelle cette municipalité considère la question de la sécurité et de la prévention. Il montre, une fois encore, une gestion hésitante et approximative, sans suivi ni contrôle par le conseil, sans souci de rendre compte auprès des administrés.
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Suite à ce billet, l'adjointe à la communication informe le 6/07/25 que l'atelier est désormais sous vidéosurveillance. Il aura donc fallu plus de deux ans d'hésitation et deux cambriolages pour obtenir ce résultat.
Thierry ALBERT Mis à jour le 06/07/25
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