Mise à jour : 11 décembre 25
LES GRANDES DATES
12.12.23 - le conseil municipal décide l’achat des Glycines pour le rétablir comme hôtel-restaurant, sans concertation avec les habitants ni étude de faisabilité. Coût d’acquisition 260.000 €, dont 90.000 € en subventions et 100.000 € d’emprunt.
24.09.24 - le conseil refuse d’emprunter pour la réhabilitation à cause du coût estimé à plus d’1 million d'euros et 403.000 de subventions “positionnées” …tout en autorisant la consultation de trois banques.
Durant le même conseil, la maire annonce que des études de faisabilité économique ont été demandées auprès d’un cabinet d’expert-comptable et de la Chambre de commerce et d’Industrie.
22.11.24 - Achat des Glycines.
03.06.25 - Le projet s’est transformé à la suite d’une expertise de l’ADAC37 (Agence Départementale d'Aide aux Collectivités locales) sans justification ni compte-rendu des étapes précédentes. Toutefois, selon le PV de conseil, les membres du conseil ont été informés lors des deux réunions de "rendu d'étude" avec l'ADAC le 29/04/25 et le 20/05/25.
La partie hôtel devient un ensemble de logements pour un coût total de restauration de 1.200.000 € (s’ajoutant à l’achat, aux expertises, à la toiture à refaire et aux intérêts d’emprunt).
Le conseil approuve ! Aucune subvention n’étant à ce jour acquise, ni emprunt accepté, la mairie réserve près d’un tiers du budget de fonctionnement de l’année 2025, soit 361.000 € (sur 1.100.000).
Dans une autre délibération, votée également à l'unanimité, la maire fait approuver la consultation de trois architectes.
Dans le PV de ce conseil, on est interpellé par cette sage résolution de la maire:
" Une communication transparente et régulière aidera à rendre le projet compréhensible, à impliquer la population afin que les Christophoriens aient envie de s'approprier le projet et éviter d'éventuels mal entendus."
09.12.25 (voir ODJ) - On apprend que la partie initiale "hôtel" sera transformée en un ensemble de 4 logements sociaux, et la partie "restaurant" en une salle dite intergénérationnelle (quezaco ?), un bar et un nouveau restaurant. On attend des appartements sociaux un revenu mensuel de 1500 à 1600 € et 600 € pour la bar-restaurant.
Aucune observation, remarque ou réserve des membres du conseil à cette annonce. Il approuve à l'unanimité une délibération pour initier la recherche de subventions d'environ 600.000 €.
Les membres du conseil, dûment informés des conclusions de l'ADAC37 (contrairement aux habitants !), approuvent donc sans exception et sans restriction le nouveau projet, ceci à 100 jours des élections.
QUESTIONS POSÉES AUX ÉLUS
Malgré les promesses transcrites dans ce document officiel, déposé en Préfecture, qu'est un PV de conseil municipal (3 juin 25), aucune communication n'a été faite à ce jour (décembre 25) à destination des habitants et en particulier aucune réunion publique qui aurait permis de clarifier toutes les interrogations posées par ce projet très couteux et risqué sur le plan de la faisabilité, ainsi que de partager les conclusions des études de l'ADAC37.
L'ADAC37 s'est-elle assurée que son cahier des charges était respecté en terme de communication aux administrés ? On y lit en effet cette toute première instruction: "La communication auprès des habitants afin de les informer du projet". Ce point ne fait que respecter l'article L2141-1 du CGCT. Un village pour tous a pris l'initiative d'interroger directement l'ADAC37 à ce sujet (voir notre courriel du 10/12/25).
Voici les questions que Un Village pour tous brûle de poser à nos élus :
Origine du projet initial d'hôtel-restaurant (qui, pourquoi, motivation ?).
Termes exacts de l'expertise commerciale de la chambre de commerce et d'Industrie.
Pourquoi ce premier format d'hôtel-restaurant a-t-il été abandonné ?
Pourquoi le conseil n'a-t-il pas été consulté avant ce changement de format ?
Pouvez-vous confirmer que le département et la région s'étaient formellement positionnés pour une subvention de 403.000 € pour le format initial d'hôtel-restaurant, un argument avancé devant les conseillers à plusieurs reprises et retranscrit dans les compte-rendus ?
Puisque cette subvention semblait acquise, pourquoi avoir renoncé à la partie hôtel au risque de perdre la subvention ?
Dans les derniers PV de Conseil municipal, il n'est en effet plus question de subvention départementale et régionale. Cela signifie-t-il qu'il faut en faire son deuil ? Si oui pourquoi ? Quelle est exactement la position du Département et de la Région sur le projet de réhabilitation ?
Quelle est la totalité du coût du projet dans sa nouvelle mouture incluant :
l'achat du bâtiment lui-même avec sa ventilation (laquelle qui ne figure dans aucun PV).
la réhabilitation de la partie restaurant avec son mobilier, ses équipements cuisine et sa licence IV;
la réhabilitation complète des étages (partie habitat);
le ravalement de façade et la rénovation de la toiture;
le coût total des nombreuses expertises et des cabinets d'architecture + ventilation de ces financements;
le montant total des intérêts d'emprunt.
Comment ce coût est-il financé ?
montant de l'autofinancement;
montant des subventions;
montant du prêt bancaire, taux et durée d'endettement, nom des banques;
montant total des intérêts bancaires.
Pourquoi avoir immobilisé sur le budget principal 2025 de la commune la somme de 361.000 € (soit 1/3 du budget de fonctionnement) pour le "restaurant" (sic) ? Est-ce pour l'auto-financement du projet ou pour que cela n'apparaisse pas comme endettement ? Le conseil a-t-il formellement approuvé cette amputation d'1/3 du budget de fonctionnement, au détriment des autres priorités ?
Les informations correspondantes devront à l'évidence faire l'objet d'un dossier consultable sur place (avec les conclusions des diverses expertises) et sur le site internet de la mairie.
A tous ces questionnements légitimes s'ajoute l'étonnement que des engagements aussi importants se décident en toute fin de mandat, alors même que la maire actuelle ne se représente pas. Certes le projet remonte a pratiquement 3 ans, mais il a changé de nature à plusieurs reprises, et dernièrement encore. Alors pourquoi ne pas laisser l'initiative à la prochaine équipe, quelle qu'elle soit ? C'est elle qui devra assumer l'héritage et essayer d'en faire un investissement acceptable pour les administrés. Un village pour tous ne partage pas cette vision de la démocratie qui nie tant la concertation que le respect de la transmission des responsabilités.
Christophoriens, exigez la totale transparence sur ce projet !
Thierry ALBERT, Un Village pour tous, 11/12/25
EN LIGNE (12/25) :
Liberté d'expression et démocratie locale (27/05/25)
Présentation de Thierry ALBERT (11/24)
Candidature comme tête de liste (04/25)
Nouveau projet des Glycines (12/25)
Hôtel-restaurant des Glycines (11/24)
Le budget présumé des Glycines (03/25)
Une nouvelle mouture pour les glycines (06/25)
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