HÔTEL-RESTAURANT DES GLYCINES
ACHAT ET RESTAURATION
HÔTEL-RESTAURANT DES GLYCINES
ACHAT ET RESTAURATION
L'historique complet du dossier figure à la suite de ces mises à jour.
Le projet se transforme : la partie hôtel devient un ensemble de logements pour un coût total de restauration de 1.200.000 € s’ajoutant à l’achat, aux expertises, à la toiture à refaire et aux intérêts d’emprunt. Le conseil approuve ! Aucune subvention n’étant à ce jour acquise, ni emprunt accepté, la mairie réserve près d’un quart du budget de fonctionnement, soit 330.000 €.
Pour plus de détail, le projet retenu par nos élus au conseil de 3/6/25 (voir Relevé décisions du conseil du 3/6/2025).
Restaurant-bar au rez-de-chaussée, 2 logements à louer au 1er et 2 logements à louer au second.
Coût estimé de rénovation: 755.000 € pour les appartement et 408.000 € pour le rez-de-chaussée bar-restaurant, soit 1.163.000
Pour estimer le coût total du projet il faut ajouter l'achat (259.959 €), la rénovation de la toiture et de l'ameublement intérieur du bar-restaurant.
Chacun fera son calcul - il sera de toute façon astronomique pour le budget de notre petite commune - puis ajoutera les intérêts des prêts bancaires sachant pour l'instant aucune confirmation n'a été apportée sur d'éventuelles subvention pour la rénovation.
Tout cela bien dans la plus totale incertitude sur la faisabilité du projet de bar-restaurant.
Le budget présumé des glycines : dossier assez détaillé qui fait l'objet d'une page spéciale.
L'achat des Glycines s'est bien fait le vendredi 22 novembre à 9h. Cette information n'était pas inscrite à l'ordre du jour du conseil du mardi 26 novembre.
Coup de théâtre au conseil municipal de Saint Christophe sur le Nais le 24 septembre 24 : les membres du conseil refusent à la majorité des voix (7 contre 6) l’emprunt destiné à financer l’acquisition et la réhabilitation de l’ancien hôtel restaurant des Glycines, alors que les mêmes avaient validé la signature du compromis de vente le 12 décembre 2023! Comprenne qui pourra!
Le conseil s'est donc réveillé d'un sommeil de deux années. Comment a-t-il pu en effet oublier qu'il avait donné pleine licence à la Maire dès le mois de novembre 22 pour aller chercher des subventions afin d'acquérir et de réhabiliter la vieille endormie ! Pour ne pas perdre la mémoire, la nôtre mais aussi celle des membres du conseil, nous retraçons les étapes du projet.
Cela peut se révéler utile car les christophoriens ne disposent à ce jour (3/11/24) d'aucun élément de communication de la Mairie permettant de comprendre les objectifs et les étapes du projet. Nous nous basons sur les PV du conseil municipal, sur des articles de la Nouvelle République et sur diverses autres pièces.
Nous nous interrogeons ensuite sur le bien-fondé d’un investissement hôtelier comme celui-ci pour notre commune, puis faisons la proposition alternative pour revitaliser le centre du village (1) soit d'un bar associatif dans un autre lieu, si la vente était annulable; (2) soit un habitat locatif, si la vente est irréversible et que l'ancien hôtel doit trouver une vocation réaliste et moins coûteuse.
En conclusion, nous déduisons de cet exemple certains traits de la gestion municipale menée par la Maire et ses 4 Adjoint(es), tous en place depuis 10 ans.
Nous suivrons par la suite ce projet par des mises à jour régulières. Nous serons particulièrement attentifs aux conclusions de l'étude de faisabilité que la Maire dit avoir demandée à la Chambre de Commerce et d'Industrie au printemps 24 (PV Conseil 21/05/24). En toute logique, cette étude aurait dû précéder la signature du compromis d'achat. Mais il semble qu'on n'ait même pas attendu ses résultats avant d'engager la commune dans la recherche de financements pour la réhabilitation (conseil du 24/09/24).
Pour que le dossier soit complet, nous mettons en lien les extraits de PV de conseil, articles de journaux et autres pièces pertinentes. Il n'est plus possible de se procurer facilement ces informations à caractère public, les PV en ligne des années antérieures à 2024 ayant été curieusement retirés du site internet de la mairie.
Le sommaire ci-dessus permet d'accéder aux différentes sections du dossier. Ceux qui manqueraient de temps peuvent passer à la conclusion qui est aussi un résumé.
Le conseil municipal vote à la majorité [1 contre: T. Albert; 2 abstentions: Mmes Gabard et Genest; 1 absent: P. Cachau] l’achat de l’ancien hôtel-restaurant des Glycines, place Jehan d'Alluye, ceci au prix de 220.000 € sans les frais (PV conseil 12/12/23).
L’objectif affiché par la Maire est de réhabiliter cet établissement dans ses fonctions d’origine tout en en faisant : « un lieu de rencontre intergénérationnel, de rendez-vous thématiques, avec vente des produits provenant de producteurs locaux, un lieu d’accueil culturel et social pour les citoyens, pour les jeunes et moins jeunes ».
C’est bien à la légère que le conseil prend cette décision car il ne dispose pas alors des informations préalables indispensables pour juger du bien-fondé d’une opération de nature essentiellement commerciale, engageant des fonds publics et susceptible d’impacter considérablement le budget communal. Le conseil, dans sa grande sagesse, a pourtant donné son accord:
sans devis permettant d’estimer le coût de la rénovation et de la mise aux normes hôtelières, dont on pouvait déjà pressentir qu’il serait très élevé (375 m2 sur 3 niveaux avec actuellement 10 chambres).
A la question d’une conseillère sur l’estimation de ces coûts, il fut répondu par la Maire que "cette estimation sera faite une fois le bâtiment acheté " (on ne rit pas dans les rangs). Selon les termes du PV, la Maire avait sans attendre déjà fait des demandes de subvention et obtenu l’accord du Département et de la Région, ceci pour les sommes respectives de 40.000 et 50.000 €.
sans étude de faisabilité commerciale permettant d’apprécier la pertinence et la viabilité d’un tel projet dans un environnement déjà concurrentiel au plan local (Saint-Paterne, Neuvy, Saint-Aubin).
Pas de souci de concertation avec les propriétaires de gîtes et de chambres d’hôtes sur le territoire Racan ; ni avec les commerçants alors que le projet comprend expressément la vente de produits locaux.
Dans la même délibération, il est affirmé qu’il n’y a pas d’offre de restauration à moins de 10 kms! Rappelons qu’en plus des deux ouvertures récentes à Saint Paterne et Saint-Aubin et prochainement à Neuvy, il existe plusieurs restaurants dans ce périmètre (cafétaria de l'autoroute et celle de Leclerc, Château-du-Loir, Super U de Neuillé Pont-Pierre).
La notion d'"attractivité touristique" mise en avant pour le village est d'autant plus discutable que rien n'est fait depuis 12 ans à St Christophe pour préserver le patrimoine local à la charge de la commune (église, chapelle, petits monuments, motte féodale, aide aux particuliers).
sans réunion publique préalable pour recueillir les arguments des administrés.
Cet achat impactera durablement le budget communal, avec les conséquences sur l’impôt, mais créera également une concurrence déloyale (générée par des fonds publics) tant avec les loueurs de chambres d’hôtes et de gîtes qu’avec les commerces locaux. La concertation était indispensable car aucune initiative de ce type ne figurait dans le projet communal soumis aux électeurs. Le Code général des Collectivités territoriales (art. L2141-1) prescrit pourtant cette concertation pour des projets à fort impact comme celui-ci.
sans projet d'exploitation commerciale à part les éléments d'un cahier des charges imposées par la commune à la future gérance, notamment l'existence "d'un espace intergénérationnel" dont il est difficile de comprendre la compatibilité avec la gestion hôtelière.
Le futur cahier des charges est particulièrement lourd pour la future gérance. Il devra s’inscrire "dans une politique de redynamisation du cœur du village, de mettre à la disposition des habitants un espace de rencontre, d’accueil et d’échange culturel et social pour les citoyens, les jeunes et les moins jeunes, et les associations locales". Ce louable souci peut ne pas apparaître comme une priorité pour un gérant dont l’objectif sera évidemment la rentabilité.
Comment expliquer ce 12/12/23 l'absence totale de curiosité de la part des membres du conseil, adjoints en tête? Ils ont donné leur accord à la quasi-unanimité, sans un murmure, sans même qu’une commission consultative ait été réunie pour les éclairer. Cet épisode, qui s’ajoutait à bien d’autres, a motivé la démission de T. Albert dans les jours qui ont suivi (cf. lettre de démission).
Changement de cap ! Certains des membres du conseil qui étaient accord pour acheter lors du conseil du 12/12/23 sont maintenant contre la réhabilitation à cause du coût annoncé. Le conseil rejette en effet par 7 voix contre et 6 pour la proposition de la Maire destinée à souscrire un emprunt pour l'achat et la réhabilitation.
Des chiffres figurent dans le compte-rendu paru dans la Nouvelle République en date du 2/10/24 et dans le PV du conseil du 24/09/24, approuvé par le même conseil le 26/11/24. Le coût estimé de l'opération dépasse 1 million d'euros, et le besoin d'emprunt s'élève à 450.000 €, le montant des intérêts d'emprunt n'étant pas précisé.
Selon la Maire, le loyer compenserait le remboursement du prêt bancaire sur 30 ans qui s’élèverait à 26.000 € par an, une façon fort optimiste de miser sur l'attrait de la commune … ou fort imprudente de jouer avec l’argent public. Quid du déficit d’exploitation en cas d’échec très probable? Des frais de maintenance ? Même si la loi le tolère, est-ce le rôle d’une municipalité d’exercer ce type de spéculation commerciale à haut risque?
Plus édifiant encore pour le contribuable : on apprend que l’Etat (Département, Région ?) accorderait plus de 400.000 € de subvention à un projet commercial périlleux qui n’est validé par aucune étude préalable de marché, qui n’a fait l’objet d’aucune concertation locale, et qui, cerise sur le gâteau, n’a même pas reçu l’aval "définitif" du conseil municipal dans toutes ses implications.
En pleine période de déficit budgétaire, on se pince pour y croire! En plus cela ressemble fort à un déni de démocratie puisque, si la Maire dit vrai, l’Etat engagerait de facto la commune dans un très lourd investissement sans attendre la décision du conseil élu.
Si cette subvention est vraiment accordée, alors il sera plus difficile pour la commune d’obtenir dans les années à venir l’aide publique espérée pour des priorités immobilières qui ont été soulignées depuis quelques années (voir section suivante).
Le compromis de vente ayant été signé entre ces deux dates déterminantes du processus, l'achat de l'immeuble semble irréversible.
Qui parmi les administrés pourra comprendre que le conseil ait à la fois donné son accord pour l’achat d'un immeuble puis refusé le financement pour sa réhabilitation? Comment qualifier cette incohérence? Il est vrai que cette situation déplorable résulte avant tout de la mauvaise construction du projet et de l’opacité de la procédure.
Si la vente est irréversible, que fera-t-on de cet immeuble dont l’entretien seul coutera cher? Une réunion publique est plus que jamais nécessaire pour rendre compte de la situation actuelle et pour proposer des alternatives quant au devenir des Glycines qui resterait à la charge de la commune. Mais à ce jour c'est toujours le silence de la part de la municipalité: les christophoriens n'ont pas encore droit à l'information.
Pourtant s'ils avaient été un peu plus curieux, les membres du conseil auraient eu le temps d'exiger les informations préalables depuis le conseil du 18/11/22 jusqu'au vote sur l'achat de décembre 23. En effet, lors de ce conseil de novembre 22 la Maire avait en effet obtenu leur accord pour procéder à l'estimation de l'immeuble par les domaines (1 abstention, celle de T. Albert De Rycke) [ordre du jour + document de travail des élus + extrait PV du conseil]. Le feu vert était donc donné !
Selon les termes du PV, la Maire informe de "la mise en vente de l'ancien hôtel et que la commune souhaite faciliter l'installation d'un professionnel."
Précisons en passant, et pour reprendre les termes du PV, que la commune (administrés ou élus) ne "souhaite" rien puisqu'elle n'a pas été consultée! Or la consultation avec les habitants aurait été souhaitable pour un projet majeur tel que celui ci. Pas de commission voirie non plus avant le conseil,... et cela ne surprend personne autour de la table. Donc, dès le début, le projet tout personnel de la Maire devient "communal".
Trois phases de construction du projet sont présentés dès cette séance: (1) estimation des domaines; (2) acquisition-étude et (3) réhabilitation en vue d'un commerce de restauration. A noter que la motion inscrite à l'ordre du jour ne contenait que le premier item, ce qui, formellement, entache de nullité les deux suivants.
L'occasion d'en savoir plus à la fois sur l'évaluation des coûts et sur la procédure de demande de subventions publiques a été donnée aux membres du conseil à au moins 4 reprises. Pour mémoire:
26/05/23, vote d'une délibération (n°45) à propos de la proposition d'achat des Glycines et dans la foulée de recherche de subventions. Une seule abstention, celle de Thierry Albert. Le conseil n'aurait d'ailleurs pas dû voter car la délibération n'était pas, celle-ci non plus, inscrite à l'ordre du jour (voir ordre du jour et délibération)!
Dans le compte-rendu qu'en fait la Nouvelle République du 1 juin 2023, il est rapporté que la Maire exprime sa ferme volonté d'acheter l'immeuble, et d'aligner la proposition d'achat sur le prix de 200 000 € établi par les domaines. Si le vendeur refuse, la maire entend faire jouer le droit de préemption qui le contraindra. Au vu des chiffres annoncés pour les travaux du futur restaurant, des conseillers hésitent à entériner les propositions [des commentaires malheureusement non repris dans les PV, sans doute une panne de dictaphone !]. La Maire précise comment les coûts seront en partie couverts par des subventions.
Un autre article de la Nouvelle République du 26 juin relate le différend entre les propriétaires de l'immeuble et la Maire, avec des interviews de chacune des parties. Il apparaît qu'il n'y a jamais eu de contact direct entre elles, ce que déplore vivement la propriétaire, ainsi que la méthode autoritaire indirecte utilisée, sans aucun souci de concertation.
16/06/23: T. Albert distribue aux conseillers une lettre de protestation adressée au Conseil par la propriétaire mécontente de la procédure et qui aurait du être lue en séance. La Maire reproche au conseiller la distribution de ce courrier sans autorisation de sa part (PV en date du 4/07/23)
04/07/23: La Maire fait part, sans document d'appui à l'intention des conseillers, d'une notification d'attribution de subventions du département 40 000 € pour l'aide à l'acquisition de ce bâtiment.
Le département, dans sa grande générosité, a-t-il attribué cette manne publique les yeux fermés ou disposait-il d'informations lui permettant d'apprécier la viabilité commerciale du projet ?
12/09/23: Pour bénéficier d'une assistance à la recherche de crédits, la Maire propose de candidater à l'appel à projets "Village d'avenir", une initiative de "France Ruralité", piloté par les préfectures, et annoncée le 15/06/23 par le gouvernement. Le conseil vote oui à la majorité (sauf 1 non: Thierry Albert). [PV du conseil du 12/09/23].
Parce que l'initiative Village d'avenir s'adresse aussi aux projets privés, la municipalité aurait du avoir le souci, avant de s'engager, d'organiser une réunion publique afin de justifier ses choix et de les mettre en regard des autres priorités. Mais une fois de plus elle décide de passer en force, sans concertation.
31/01/24: La Maire rappelle au conseil municipal qu'il a décidé d'acheter les Glycines et que sa responsabilité est désormais engagée! On peut comprendre cette mise en garde de la Maire devant un conseil aussi apathique. Elle lui apprend que "des investissements importants (isolation, rénovation, restructuration)" sont nécessaires. Un 1 mois plus tôt, en réponse à une question d'une conseillère, elle disait qu'il fallait attendre l'achat pour avoir des devis (une contre-vérité qui n'avait choqué personne à part le conseiller démissionnaire)! Elle annonce lancer une consultation pour assistance à maîtrise d'ouvrage. [PV conseil 31-01-24 ]
A ce stade la Maire annonce donc clairement que la douloureuse sera élevée. Les conseillers, notamment les adjoints directement concernés, auraient alors pu exiger des éclaircissements! Non, ce n'était pas encore le moment!
25/03/24: La consultation pour assistance à maitrise d'ouvrage est réalisée par Tokonoma Agency pour un coût de 23.450 €. On apprend que ce cabinet a présenté son travail "aux membres du conseil municipal" une semaine plus tôt, et que les adjoints puis les autres membres du conseil avaient été invités à visiter les Glycines le 17 avril et le 16 mai, respectivement. Il n'était pas trop tard pour s'informer même si l'achat était déjà décidé ! Mais, plus étonnant, on apprend, durant ce conseil, qu'une étude de faisabilité a été déposée auprès de la Chambre de Commerce et d'Industrie (CCI)! [PV conseil 25-03-24]
La Maire s'est donc enfin résolue à lancer cette étude de faisabilité commerciale qui, en toute logique, aurait dû être la toute première étape du processus, ainsi que l'avait souligné T. Albert. C'était mettre la charrue avant les bœufs que d'acheter les Glycines avant d'avoir pris connaissance des conclusions d'une telle étude.
Lors de la réunion houleuse du conseil de septembre 24 la Maire aurait indiqué que les conclusions de l'étude du CCI étaient "favorables" (dans le PV de ce conseil, approuvé le 26/11, le terme "favorable" ne figure pas). Pourquoi n'avoir pas été plus explicite? Cela aurait peut-être emporté l'adhésion de quelques conseillers de plus. Y a-t-il un seul membre du conseil qui ait eu le privilège de consulter ce rapport? Cette discrétion par rapport à un document qui pourrait s'avérer décisif ne manque pas de surprendre. Il en est de même pour le comité de pilotage qui n'a pas été validé et n'a pas fait l'objet de compte-rendu (Article NR du 2-10-24).
L’une des explications avancées à l'achat des Glycines est que la commune a soldé en 2023 deux emprunts antérieurs importants (pour la rénovation de la Place Jehan d’Alluye et pour l’achat de la boucherie) et qu’elle se trouve par conséquent en capacité d’emprunter de nouveau. Mais d’autres investissements sur le patrimoine immobilier de la commune sont jugés prioritaires, selon les PV du Conseil Municipal de ces dernières années, mais sans avoir pu être mis en œuvre faute de budget. Il s’agit des projets suivants (nous leur consacrerons un dossier spécial):
(1) Agrandissement du Pôle Santé (PV Conseil du 6 mai 2022);
(2) Restauration complète de la salle Beausoulage, sur la base du rapport de l'ADAC pour une estimation haute de 1.349.000 € (PV Conseil 18/11/22);
(3) Rénovation de l’église [voir l’expertise réalisée dès 2020 par le CAUE avec une estimation de 900.000€ probablement plus aujourd'hui en 2024] ;
(3) Construction de 15 logements (profession de foi de la liste Lemaire);
(4) Réparations diverses sur la chapelle Saint Gilles, inscrites en dépenses d’investissement plusieurs années de suite sans que rien n’ait été fait à ce jour [voir budgets figurant dans le Bulletin Municipal des dernières années] ;
(5) Motte féodale à remettre en état avec son terrain adjacent en friche actuellement ;
(6) Rénovation et mise aux normes de la boucherie.
(7) Petits monuments communaux à remettre en état;
(8) Ancienne cantine scolaire à restaurer
Le coût total (hors subvention publique) de ces investissements peut être estimé à au moins 2,5-3 millions €, alors que notre capacité d’emprunt n’excède pas 750.000 €. Alors pourquoi rajouter de nouvelles charges, tant en achat qu’en entretien ultérieur de bâtiment? Ces contraintes budgétaires auraient à l'évidence nécessité une phase de concertation avec les habitants afin de prioriser les futurs investissements ou de justifier des réorientations majeures.
Le choix des priorités de la commune en matière d'immobilier aurait aussi pu se faire dans le cadre de Village d'avenir, appel d'offres ministériel pour aider au montage financier des projets d'investissement des communes rurales. Cela aurait été un bon moyen d'y associer les nombreux administrés soucieux du patrimoine de la commune. On peut signaler comme exemple, le village de Saint-Epain (1576 habitants) qui a choisi d'aider les particuliers à la rénovation des façades de sa rue principale. (Voir article de la NR de 12-02-24). La Maire de St Christophe, elle, a préféré détourner de sa véritable vocation cet appel à projets de France-Ruralités. Comme à son habitude, elle en a fait son affaire personnelle, toujours dans le secret et sans que cela suscite la moindre curiosité de la part du conseil municipal.
De plus le manque d’anticipation est souligné par le fait que la Mairie a laissé se perdre ces dernières années les licences IV du restaurant des Glycines ainsi que celle du bar d’en Vienne. Il aurait été facile de les conserver en les utilisant à l’occasion d’une festivité municipale annuelle (comme cela est fait, par exemple, à Neuillé Pont Pïerre à l'occasion de la Fête aux fromages). Si un tel projet d’achat d’hôtel-restaurant avait été jugé prioritaire pour la commune au début du mandat, cette grave négligence aurait été évitée. Quel en est le coût exact?
Si, comme on nous l'annonce, l'Etat débloque 450.000 € d'aide pour les Glycines (voir article de la NR du 2/10/24),on peut anticiper que cette générosité ne s'étendra pas à d'autres projets. Où la commune trouvera-t-elle alors l’argent pour les opérations sur le patrimoine local déjà identifiés pendant les deux mandats de la maire actuelle, soit depuis près de douze ans?
L’idée de créer un bar associatif communal au centre du village reste excellente, pour les raisons qui étaient indiquées dans les motifs de l’achat des Glycines : un lieu de rencontre, ouvert aux associations.
Il était possible de proposer un format plus modeste, compatible avec le budget d’une commune de 1100 habitants, dans un lieu adapté, sans frais de réhabilitation excessifs.
L’occasion se présentait depuis plusieurs mois déjà avec un ancien commerce au centre du village en vente au prix de 86.000 €, 136 m2 sur deux niveaux, + patio intérieur + terrasse. Le coût total estimé d’un tel projet (hors subventions publiques) peut être à estimé à 250.000 €.
Voici en 4 illustrations la proposition alternative d'Un Village pour Tous pour un "bistrot" communal proposant bar, petite restauration (sandwichs, salades, planches, hamburgers), presse, et salle pour les associations.
Comme l’ancien hôtel-restaurant des Glycines semble malheureusement destiné à devenir la propriété de la commune et qu’une réhabilitation intégrale semble exclue, nous travaillons actuellement sur un projet de co-location pour seniors qui n'impacterait pas outre mesure le budget de la commune dans les années à venir. Ce projet intègrerait l'idée d'un bar associatif au rez-de-chaussée des Glycines.
Nous soumettrons cette proposition dans les mois à venir, en fonction de l'issue de la procédure en cours.
En date du 22/10/24, sur la page Facebook des Comptoirs d'Alluye, nous apprenons que les travaux de rénovation avancent dans l'ancienne épicerie et que ce lieu accueillera également un lieu de rencontre et de restauration. Ce projet commercial qui relève d'une initiative privée devrait alors être considéré comme prioritaire avant toute autre initiative et faire l'objet d'un soutien municipal. Il aurait été judicieux de l'inclure dans le programme Village d'avenir.
Nous en sommes là à la date de mise à jour de ce billet (3/11/24). Un véritable imbroglio puisque le conseil n'a pas donné son accord pour la réhabilitation des locaux, dont le coût, s'ajoutant à celui de l'achat, est disproportionné par rapport au budget de la commune.
Les administrés seront édifiés de savoir que, selon les déclarations de la Maire en conseil, l'État (Région, Département) a déjà accordé 450.000 € de subventions à un projet dont la faisabilité commerciale n'a pas été évaluée, qui n'a pas été concerté localement et qui n'a pas reçu l'approbation du conseil dans toutes ses composantes. Si ces informations sont avérées, cela nous en dit long, à nous contribuables, sur le gaspillage de l'argent public par les collectivités locales et sur la poursuite de la politique du "quoiqu'il en coûte".
La Maire a porté seule un projet qu'elle a conduit en dépit du bon sens, en inversant les étapes, en retenant des informations décisives aux membres du conseil, en évitant toute forme d'exposition dans la commune. Il semble que ce projet d'hôtel restaurant soit né du jour au lendemain sans s'appuyer sur une réflexion partagée, sans souci de garanties solides, en somme comme un jeu de roulette avec l'argent public, alors que d'autres priorités d'investissement avaient déjà été identifiées depuis des années.
Quant aux membres du conseil qui ont fini par changer d'avis, ils sont restés sourds et aveugles pendant deux ans, sans daigner écouter les réserves exprimées par une faible minorité d'entre eux. Les 4 adjoints ont une responsabilité majeure dans ce fiasco. Car comment une personne seule, sans avis, sans conseils, et sans contrôle peut-elle mener à bien un projet comme celui-ci ? Ce n'était pas lui rendre service que de rester inertes pendant près de 2 ans (novembre 2022 à septembre 2024).
Doit-on espérer que l'issue sera positive malgré les mauvais présages ?
Quoiqu'il en soit, on peut déjà tirer quelques enseignements sur conduite de ce projet jusqu'ici:
C'est un projet solitaire à l'origine, non partagé avec les habitants ni même avec le conseil. On aimerait comprendre l'intérêt subit de la Maire pour l'hôtel des Glycines. Un irrésistible besoin de compétition avec Saint-Paterne qui vient de monter son propre restaurant? Ce serait un mauvais motif, les relations avec Saint-Paterne devant être basées sur la synergie des initiatives et l'amélioration de l'offre de services pour les habitants des deux communes, et non pas sur les egos des maires et leur compétition dans la chasse aux subventions publiques.
Projet solitaire qui persiste à l'être après deux ans de procédure puisqu'à cette date, il n'y a eu aucune communication publique à destination des habitants, même pas une mention sur le site internet de la Mairie. Le secret et l'opacité sont ici, comme dans beaucoup d'autres initiatives municipales, l'image de marque de la Maire.
Le souci de communication vers les administrés était d'autant plus nécessaire que ce gros projet d'investissement ne figurait pas dans la profession de foi de la liste élue et qu'il intervient très tardivement dans le mandat. Il engage donc lourdement la commune au delà de l'exercice actuel. Cette façon de faire dénote une forme de mépris pour les habitants ainsi que pour l'équipe qui devra assumer l'héritage, quelle qu'elle soit.
L'impact budgétaire pour notre commune est disproportionné par rapport à l'objectif affiché de "revitalisation et d'animation" au centre du village. Chacun reconnaît la pertinence d'un tel objectif (voir nos projets alternatifs ci-dessus), mais il fallait rechercher le bon équilibre et ne pas foncer tête baissée dans un investissement de faisabilité commerciale douteuse.
S'agissant de la question essentielle du commerce de proximité, si la commune doit apporter son soutien à l'installation des nouveaux commerçants et veiller à la pérennité des commerces actuels, elle ne peut pas cependant s'improviser comme propriétaire d'un hôtel: ce n'est pas sa vocation.
La méthode suivie par la Maire est un défi à la raison. Nous répétons que la décision d'achat présentée au Conseil devait s'appuyer sur un dossier sérieux incluant:
l'étude de faisabilité permettant d'apprécier les gains et risques commerciaux. Cette étude aurait dû évidemment être commandée avant la décision de signature du compromis de vente. Elle ne l'a été qu'en fin de parcours et on n'a même pas attendu ses conclusions pour engager la phase de réhabilitation. Qu'en est-il exactement de cette étude demandée à la Chambre de Commerce et d'Industrie dont personne d'autre que la Maire ne semble avoir lu le rapport à cette date du 03/11/24?
les conclusions de la réunion publique avec les habitants et surtout les parties prenantes (commerçants, loueurs de gîtes et chambres d'hôtes);
une estimation du coût global: achat, réhabilitation, mise aux normes hôtelières, intérêts bancaires, maintenance incombant au propriétaire, études et expertises diverses préalables, frais d'actes.
La municipalité a décidé d'acheter l'immeuble sans avoir réuni ces préalables. C'est dans un deuxième temps seulement qu'elle a commencé à se poser les questions essentielles, mettant ainsi la charrue avant les bœufs! Ainsi pour l'étude de faisabilité commerciale : elle a été demandée à la Chambre de Commerce après la décision d'achat! On n'en connaît d'ailleurs toujours pas les termes et personne au conseil ne semble s'en soucier.
On reviendra à l'occasion du dossier spécifique que nous consacrerons au fonctionnement du conseil sur des pratiques non conformes au Code Général des Collectivités Territoriales (CGCT), comme de ne pas inscrire explicitement à l'ordre du jour la nature des délibérations qui seront soumises au vote. Les conseillers sont ainsi pris de court, n'ayant pas pu se préparer. Ceux qui détiennent des pouvoirs pour des conseillers absents sont dans l'incapacité de remplir leur rôle correctement. En comparant les ordres du jour et les PV de conseil, nous avons observé cette anomalie à plusieurs reprises. Grave selon nous au plan réglementaire et irrespectueuse pour les élus, elle est susceptible d'entacher d'irrégularité juridique certaines des délibérations adoptées.
Une raison essentielle expliquant ces carences de la gestion municipale actuelle nous semble être l’absence d’une opposition au conseil. La Maire travaille en roue libre, à la tête, ou plutôt à côté, d'une équipe au mieux complaisante, au pire non concernée. Les membres du conseil ne s'autorisent pas à exprimer leur avis en public de peur de déplaire. Les 4 adjoints sont soucieux de préserver leur statut sans faire de vagues. Bref une équipe municipale parfaitement manipulable, jusqu'à ce 24 septembre 24 où certains yeux se sont, un moment, entrouverts.
Thierry Albert
EN LIGNE (12/25) :
Liberté d'expression et démocratie locale (27/05/25)
Présentation de Thierry ALBERT (11/24)
Candidature comme tête de liste (04/25)
Nouveau projet des Glycines (12/25)
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