INTRODUCTION
Comme toujours : plein de bonnes intentions au début du deuxième mandat de Mme Lemaire en 2020 ! Il suffit de lire la profession de foi distribuée aux électeurs avant les Municipales :
"Bâtiments et Urbanisme : Faire un état des lieux du patrimoine communal et valoriser le bâti"
Une excellente intention !
Si cet état des lieux avait été jugé utile il y a 5 ans, c'est qu'il y avait déjà quelques sujets d'inquiétude.
Notons que par ailleurs la municipalité ne manque pas dans ses visuels de communication de montrer tantôt l'église, tantôt la chapelle, tantôt la mairie (voir photo ci-dessous comme exemple). C'est vrai qu'on a des raisons d'en être fiers, nous habitants de la commune.
Récemment, la Maire a même mis en avant le patrimoine communal et son intérêt touristique pour justifier l'achat de l'ancien hôtel des Glycines ! Sans compter que les Journées du Patrimoine organisées deux fois par an nous confirment l'intérêt que nos élus attachent aux édifices historiques de notre commune.
Le résultat est pourtant désolant : à notre connaissance, non seulement aucun état des lieux général n'a été produit à l'intention des habitants, contrairement à ce qui avait été promis, mais la remise en état du patrimoine n'a fait l'objet d'aucune initiative municipale ni d'aucune recherche de financement à ce jour.
Bien au contraire, comme nous le verrons dans les exemples présentés dans ce dossier, les investissements approuvés en conseil municipal pour restaurer certains édifices (Chapelle St Gilles et Eglise, notamment) sont réaffectés à d'autres postes en cours d'année et reportés d'année en année. Les bilans budgétaires figurant sur les Bulletins municipaux sont trompeurs à cet égard si on ne les analyse pas attentivement.
Voici le sommaire (cliquer sur le nom d'un monument pour accéder à la section correspondante) :
Pour rappel, en 1979 la Mairie a racheté au diocèse la chapelle, qui était alors à l'abandon et ouverte à tout vent. Ceci pour 1F symbolique ! Grâce à la volonté du maire de l'époque, M. Poussin, et grâce à une souscription permettant de recueillir des fonds et à la participation bénévole de nombreux habitants et entreprises locales, la chapelle a été restaurée. Une lettre du maire aux administrés de l'époque en témoigne. Cliquer sur la lettre pour l'agrandir :
En 2020, T. Albert, alors conseiller et voisin de la Chapelle, avait signalé la présence d'ardoises sur le sol. Une réparation avait été faite à l'époque pour un montant de 550€ mais ce n'était que le signe d'une dégradation plus générale qui concerne non seulement le bâti (chutes de pierre, toiture percée) mais aussi l'intérieur de l'édifice (carrelage décollé, effritement des moulures de plâtre de l'autel et chute des mascarons du plafond, murs imbibés d'humidité, décollement des enduits, etc...). Voir carrousel 7 photos :
Cela n'a pas empêché la municipalité de fêter en grandes pompes les 900 ans de la chapelle en septembre 2022.... sans que le public puisse accéder à l'intérieur vu son état ! La Maire a manqué une belle occasion pour montrer son intérêt sincère pour le patrimoine (car elle disposait déjà des devis).
Lors de sa séance du 25 février 2022 le conseil municipal a jugé, une fois encore, que des travaux de restauration étaient nécessaires et a décidé de déposer un dossier de subvention à la Fondation du Patrimoine et de lancer une souscription. Cela montre au moins qu'on avait déjà conscience de l'urgence de la situation. Malheureusement, aucune suite à cette décision n'a été communiquée par la Mairie.
Cette priorité est bien affichée dans les bilans budgétaires figurant dans les Bulletins municipaux 2023 et 2024, puis 2025, où figure systématiquement une ligne pour la chapelle. Mais un examen attentif de ce budget montre que cette présentation est trompeuse car aucune dépense n'a été consacrée à la chapelle pendant les périodes concernées.
En effet, dans le bulletin municipal 2023 (ci-dessous) il est annoncé sur le budget primitif que 18.464 € de recettes seraient affectées à la chapelle et que 24.000€ seraient dépensés pour cette même chapelle en 2022. Or aucun travail de restauration n'avait été effectué sur ce bâtiment depuis le remplacement d'ardoises en 2020 mentionné plus haut.
Même observation pour le Bulletin municipal 2024 (ci-dessous). Il est indiqué que 20.000 € ont été inscrits en dépense en 2023 dans le budget primitif pour la chapelle alors que rien n'a été entrepris concrètement.
En examinant dans le détail les PV des conseils municipaux il nous a été possible de tracer le budget d'investissement prévu originellement pour la chapelle mais qui s'est envolé vers d'autres destinations grâce aux tours de passe-passe des décisions modificatives.
Par exemple, on note dans les PV du Conseil de l'année 2023 que 17.191€ ont été prélevés sur le budget la chapelle et réaffectés comme suit: 6100€ vers le programme Beausoulage (26-05-23); 4560€ pour l'acquisition d'un broyeur d'accotement (4-07-23); 4163€ pour l'acquisition de récupérateurs d'eau (12-09-23); et enfin 2369€ pour du matériel de bureau pour la Directrice Générale des Services récemment nommée et la poste (24-10-23) (extraits de PV en pièces jointes).
Certes les réaffectations en cours d'année sont réglementaires si elles sont approuvées par le conseil et si les subventions ne sont pas détournées de l'objectif pour lequel elles sont octroyées à la commune. Mais le patrimoine historique sert ici de prétexte pour cacher d'autres actions décidées au coup par coup. Pratiquée avec excès la réaffectation dénature le budget initial. Elle remet en cause des objectifs concertés en début d'exercice, comme ici la restauration de la chapelle. Mais ce n'est qu'un exemple parmi d'autres.
Au delà de la question de la chapelle, on est autorisé à s'interroger sur l'intérêt pour les administrés des informations budgétaires telles qu'elles figurent dans les derniers bulletins municipaux de St Christophe. Ces tableaux sont illisibles pour le public (et peut-être même pour les élus) et traduisent une certaine désinvolture de la municipalité vis-à-vis des administrés. Il serait préférable de présenter des bilans globaux annuels montrant les dépenses réelles déclinées par grands objectifs, permettant également d'apprécier l'utilisation des subventions octroyées (par la Com-Com, le Département, la Région, l'Europe) et le montant des subventions accordées aux associations. Un bon exemple à suivre est le Bulletin municipal de Saint-Paterne Racan, ou encore celui de Neuvy-le-roi.
Amélioration de la transparence budgétaire et construction en concertation d'un budget annuel susceptible d'être tenu en cours d'année: voici à quoi devrait s'engager une éventuelle liste Un village pour tous.
En dehors des aspects de financement que nous venons d'évoquer, le site de la chapelle, aurait pu faire l'objet d'une demande de protection de la DRAC par la Maire. Cette dernière n'a pas réagi à notre connaissance au courrier de la chargée de mission de la DRAC (début de 2024) et le dossier semble en suspens. Cette reconnaissance du site aurait pourtant pu favoriser l'obtention de conseils et de subventions pour la chapelle. Cette négligence confirme l'indifférence foncière de notre municipalité pour le patrimoine historique de la commune.
En 2019, soit avant les dernières élections, la Mairie avait contacté le CAUE (Conseil d'architecture et de l'environnement), l'ADAC37 (Agence départementale d'aide aux collectivités locales) pour une expertise sur les besoins de restauration de l'église. Cette initiative montre qu'au début de son deuxième mandat, la Maire était sensible à la protection du patrimoine communal. Précisons que faute de pouvoir accéder au toit et au clocher, cette expertise est incomplète. Rappelons que l'église est inscrite aux Monuments Historiques depuis le 13-11-1942.
Le rapport d'expertise (45 pages) est consultable en mairie (photo de la couverture ci-dessous).
Il s'agit d'un rapport détaillé identifiant les problèmes prioritaires de sauvegarde et de sécurisation de l'édifice, ainsi que diverses préconisations pour y remédier. Le coût total des travaux requis était alors estimé à environ 900.000 € (sans compter la toiture et le clocher). Notons en passant que ce coût est du même ordre de grandeur que celui de l'acquisition et des travaux de l'hôtel des Glycines. Dans ce même dossier les experts fournissent différentes pistes de financement possibles. Sans rentrer dans les détails nous soulignons les points suivants du rapport :
Eléments sculptés extérieurs (hauts de colonne et entourages de porte) en tuffeau en voie de disparition; fuites de toiture un peu partout affectant lambris de la voute et le tuffeau; sécurité incendie pas aux normes pour établissement recevant du public (ERP); risque d'altération des fresques restaurées dans les années 1990; mise à jour à effectuer de nouvelles fresques apparaissant sous l'enduit; nécessité d'un paratonnerre sur le tableau électrique et sur le sommet du clocher pour prévenir les incendies en cas d'orage; nécessité d'un éclairage approprié pour mettre en valeur les œuvres d'art; vitraux cassés à restaurer; risque d'effondrement du linteau du caquetoire; besoin d'assainissement par aération naturelle en ouvrant l'édifice l'été.
Outre la prévention insuffisante contre les incendies et les fuites de toiture notées ci-dessus, le rapport pointe (en rouge dans le document) "un risque d'effondrement à terme du mur de soutènement de la parcelle C692 sur la rue de Pèlerins et de déstabilisation de l'église en amont" (voir carrousel de 3 photos ci-dessous) :
Aucune suite significative n'a été donnée à ce rapport à l'exception d'une demande de subvention pour l'éclairage de l'église (PV du conseil du 11-12-2020, délibération 123 en pièce jointe). Cette velléité n'a hélas pas eu de suite concrète mais on remarque un an plus tard que 2000€ ont été prélevés par décision modificative sur les 8000€ de crédit affecté à l'éclairage de l'église (PV du 10-12-21, délibération 116 en pièce jointe) ! Mais point de nouvel éclairage à ce jour .... L'église n'a par ailleurs fait l'objet d'aucune recherche de financement ni d'aucun travail digne de ce nom de maintenance, de restauration ou de sécurisation par la municipalité actuelle. Voilà la triste réalité. En comparaison l'église Saint Martin de Semblançay a obtenu le budget d'une restauration pratiquement complète, grâce à l'initiative et à la diligence des élus.
Plus grave encore : malgré les préconisations d'urgence du rapport, aucune priorité n'a été donnée à la sécurisation de l'édifice donc du voisinage. Et pourtant, le premier adjoint informe lors du conseil du 9-09-22 que la foudre est tombée sur le clocher lors de l'orage du 2 septembre 2022 en endommageant les cloches (sans plus de précisions). Cela ne semble pas avoir suscité de prise de conscience chez nos élus car il n'y a toujours pas de paratonnerre. Quant au mur de soutènement fragilisé, on ose espérer que les riverains concernés ont été au moins informés. Rien de moins sûr selon nos informations.
Est-il besoin d'ajouter notre voix à celle de nombreux christophoriens pour déplorer encore une fois la permanence sur la façade d'une bâche colorée d'inspiration naïve qui s'altère peu à peu après avoir dégradé le monument (classé) lui-même (voir carrousel 3 photos ci-dessous) ? On peut comprendre que certains édifices non sensibles soient "décorés" à l'occasion d'évènements festifs ou à titre provisoire. Mais il y a une certaine arrogance de la part des élus à imposer sur des monuments classés des décorations de circonstance qui les dégradent visuellement et physiquement (pas moins de 14 trous dans le tuffeau dont les vis sont en train de rouiller). Nous n'avons pas retrouvé de trace, dans les PV du conseil municipal, d'une autorisation de l'architecte des bâtiments de France pour percer la paroi du clocher ! Comment qualifier ces interventions intempestives ?
Pour conclure avec l'église, deux signes propres à nous redonner un peu d'espoir pour la pérennité du patrimoine municipal :
(1) Le caquetoire (dont le linteau défaillant est signalé dans le rapport) a fait l'objet d'une attention toute particulière lors du passage de la troupe des Passeurs de légendes à l'occasion des Journées du Patrimoine de septembre 24. Les artistes souhaitaient y jouer une scène. Jusqu'alors le linteau avait été étayé au moyen d'une poutre installée .... par un riverain (voir carrousel de 4 photos ci-dessous) ! La commune a fait au plus pressé pour la sécurité des comédiens, en espérant que la pierre tienne. Comme quoi organiser des évènements dans les sites patrimoniaux peut réveiller les consciences assoupies ! Le lavoir avait reçu les mêmes faveurs l'année précédente : il a été repeint avant le passage des Passeurs.
(2) La déclaration d'état de catastrophe naturelle à la suite des intempéries de juin 2024 a permis d'inclure dans l'inventaire des sinistres des points signalés 4 ans plus tôt dans le rapport du CAUE, comme les vitraux et le linteau du caquetoire mentionnés ci-dessus (PV du conseil municipal du 2 juillet 2024) ! Reconnaissons à nos élus un certain esprit d'à-propos.
Voici le monument, tel qu'il se présentait avant la dernière guerre, c'est-à-dire avant que le buste de Eugène Hilarion ne soit fondu pendant l'occupation.
Le buste était de Delperrier et les mosaïques de Sante Vallar, un mosaïste de renom d'origine italienne qui a laissé de nombreuses œuvres en Touraine (Château de Candé, Maison close l'étoile bleue à Tours, etc..)
Pour plus de détails voir le billet du blog de Mme Royer de 2019 et un article de la NR de mars 2019 joint à ce dossier.
Et ci-dessous l'état actuel (carrousel de 4 photos). On voit que les mosaïques se décollent peu à peu du socle et qu'elles se recouvrent de mousse. Ce processus ne pourra que s'accélérer avec le temps si rien n'est fait.
Mme Royer (maire de St Christophe de 2001 à 2008) exprimait, dans le billet de son blog qu'elle avait consacré à ce monument, l'espoir qu'il soit réhabilité. Pour être exaucés, ses vœux devront sans doute attendre l'arrivée d'une prochaine équipe municipale !
Situé à la sortie du village route de Saint Aubin (D72 au carrefour de la Beauce), ce calvaire attend qu'on le redresse car il penche dangereusement. Il aurait aussi besoin d'un coup de brosse métallique et d'une couche de peinture afin de prévenir le pourrissement du bois (carrousel de 2 photos ci-dessous). Serait-ce trop demander ? La municipalité, qui avait jugé approprié de faire figurer une croix symbolique sur les documents officiels de la mairie, sera certainement sensible à la restauration de celle-ci, témoignage concret du passé de notre village.
Le dimanche 1er décembre, un glissement de terrain a provoqué l'effondrement d'une partie de la motte féodale située dans le cimetière, entraînant le mur de soutènement d'un riverain (photo à suivre).
Cette situation a été précipitée par les intempéries qui ont affecté d'autres sites, dans le village et ailleurs. L'évènement, ainsi que l'historique de la mode féodale qui est à l'origine du village, fait l'objet d'un billet du blog de Mme Royer (également d'un article de la NR et d'un reportage TV) :
Saint-Christophe-sur-le-Nais : Éboulement du mur soutenant la motte féodale.
Le dossier a été pris en charge par l'adjoint responsable de la voirie. Il n'a pas dû être étonné puisqu'en 2021 le mur de pierre de tuffeau du cimetière, lui aussi au pied de la motte féodale, menaçait de tomber du fait de la pression exercée par la terre. A l'époque, T. Albert étant alors conseiller et délégué au cimetière, le choix avait été fait de démonter le mur existant pierre à pierre et de le remonter, non pas à sa hauteur initiale mais à mi-hauteur, tout en ménageant un espace entre la motte et le nouveau mur, de façon à surveiller l'évolution du terrain.
Espérons qu'à l'époque les autres riverains avaient été informés des risques potentiels.
La photo qui suit permet de localiser les deux endroits fragilisés par rapport à la motte féodale :
A la suite des travaux de 2021 (carrousel 1), T. Albert avait conseillé à l'adjoint de poser un grillage de maintien sur cette partie de la motte du cimetière ou de végétaliser pour retenir la terre. Ces préconisations sont restées lettre-morte comme le montrent des photos prises toute récemment. Sur ces photos on constate également que la poussée continue car l'espace entre le mur et la motte est en train de se combler (carrousel 2).
Carrousel 1 (3 photos) : travaux sur le mur du cimetière en 2021
Carrousel 2 (4 photos) : Etat actuel de la motte: pas d'entretien des parties restaurées en 2021, pas de soutènement pour contenir la motte au delà du cimetière. On voit que 3 ans plus tard le mouvement de terrain a continué et que l'espace se resserre de nouveau entre le mur et la motte. Par ailleurs le terrain communal en friche (acheté récemment), qui devrait permettre d'accéder à la motte par le bas, est inaccessible faute d'entretien (dernière photo).
Saint-Christophe s'honore d'avoir vu naître dans la deuxième moitié du XIXè siècle trois personnages de grande renommée qui ont toujours su rester fidèles à leur village d'origine. Il s'agit de Eugène Hilarion, industriel et généreux donateur, dont nous avons parlé plus haut et de Fulgence Raymond (1844-1910) et Raphaël Blanchard (1857-1919), deux professeurs de médecine ayant fait leur carrière à Paris et qui ont été tous deux membres de l'Académie de médecine (voir la notice que leur a consacré l'association Histoire et Patrimoine de Saint Christophe sur le Nais). Il est de notre devoir de continuer à entretenir leur mémoire car il s'agit de deux gloires de notre commune.
Leurs deux bustes de bronze, fondés juste après leur mort, encadraient l'entrée de la mairie (voir carrousel 4 photos ci-dessous). Ils ont été fondus pendant l'occupation allemande, comme beaucoup d'autres en France. Il reste les piédestaux mais ceux-ci se dégradent, les inscriptions devenant de moins en moins lisibles. Restaurer ces inscriptions est une priorité mais on peut aller plus loin encore et envisager la réalisation de nouveaux bustes à l'aide d'une souscription publique.
L'initiative pourrait être lancée par la municipalité avec le soutien et la participation de l'association Histoire et Patrimoine et la Faculté de médecine de Tours. Cela donnerait l'occasion de valoriser les contributions à la communauté de ces deux grands médecins et à sensibiliser le public à l'importance d'honorer leur mémoire.
Le Pr Raphaël Blanchard a voulu que sa dernière demeure soit dans son village natal. Qu'il ait fait ce choix est un honneur pour les Christophoriens à travers les âges et nous devons avoir à cœur d'entretenir sa mémoire, donc sa tombe. Or elle se dégrade sérieusement (effacement des inscriptions, enfoncement dans le sol par l'arrière). Une telle initiative nécessiterait de la part de la Mairie une recherche généalogique préalable pour retrouver d'éventuels descendants. Cette tombe pourrait aussi entrer dans le circuit touristique de Saint-Christophe (carrousel de 3 photos à suivre).
De cet état des lieux se dégage l'impression que la municipalité actuelle, comme celle qui l'a précédée (et qui lui ressemble comme deux gouttes d'eau !), fait peu de cas du patrimoine ancien ou historique de la commune. Dans les intentions et dans les discours (comme ceux des derniers vœux de la Maire) on affecte d'y attacher de l'importance, mais dans la réalité rien ne se fait. Cette négligence se reporte d'année en année, aggravant ainsi l'état de dégradation des édifices et, par la même, augmentant le coût des rénovations à prévoir. Voilà 11 années qu'on déplore l'absence d'une politique municipale de maintenance et de restauration des sites et des monuments patrimoniaux.
La prochaine équipe municipale héritera d'un lourd fardeau et il lui faudra prioriser les actions parmi les besoins présentés dans ce dossier, en commençant par la sécurisation et la prévention des risques accidentels.
Outre les bâtiments municipaux, elle devra aussi s'intéresser à la mise en valeur du bâti privé ancien du centre du village, en conseillant et en assistant les propriétaires dans les recherches de financement. Ces sources spécifiques de financement existent, comme "Village d'avenir", un appel d'offres ministériel pour aider au montage financier des projets d'investissement des communes rurales. Par exemple, la municipalité de Saint-Epain (1576 habitants) a choisi d'aider les particuliers pour la rénovation des façades de sa rue principale. Les élus de St Christophe ont préféré détourner de sa véritable vocation cet appel à projets de France-Ruralités pour acquérir l'hôtel des Glycines, ceci sans consultation des administrés potentiellement intéressés.
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